Entre amis

le forum de l'amitié, où l'ont peut discuter librement de nos passions, rêves, coups de coeurs, coups de blues ....

Connecté en tant que Anonymous. Dernière visite le

Vous n’êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivante

Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 7]

1 Point zéro (El watan) le Ven 28 Sep - 15:39

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

j'adore lire cette chronique ironique Laughing

C’était il y a longtemps

En l’an 3430 avant le dérèglement climatique, on raconte que dans les plaines oranges du Mobal, vaste contrée située derrière la grande montagne de fer du Djawane, vivait une petite communauté hétérosexuelle, les Batou Batat, peuple pacifique d’agriculteurs en short, spécialisés dans la culture de pomme de terre. Tout était organisé autour de ce produit miracle, qui leur était, selon les Anciens, un jour venu en tracteur cosmique d’un lointain continent où les hommes frappaient leurs enfants avec des flèches. Chez les paisibles Batou Batat, le rituel était le même chaque jour, depuis si longtemps que même les Anciens des Anciens n’en avaient souvenir ou avaient trop bu. Le matin, les Batou Batat fabriquaient leurs semences, les plantaient à 13h10 et en fin d’après-midi, épuisés mais ravis, récoltaient le fruit de leur travail. Le soir, toute la communauté mangeait des frites en chantant des hymnes païens à la gloire de leur révolution agraire, puis faisaient des enfants, selon les coutumes du village. Un jour, Barkati, un monstre agricole qui vivait dans les champs en se nourrissant de bébés mous et d’archives administratives, débarqua dans le village avec une tonne de papiers à faire signer. Les Batou Batat, n’ayant jamais appris à lire, refusèrent tout d’abord de signer, d’autant qu’ils n’avaient jamais appris à signer. Mais le monstre Barkati obligea les Batou Batat à planter des spaghettis. Ne connaissant pas l’usage de ce fruit, les Batou Batat décidèrent d’aller à la supérette du Tchobal, lointaine contrée à 10 ans de marche. Un tiers des Batou Batat ne revint pas et les autres moururent rapidement de faim. Le monstre Barkati accusa un autre monstre, le Djaboubz, de ne pas avoir mis à disposition des estomacs sur le marché. On n’entendit jamais plus parler des Batou Batat et cet étrange légume qui poussait dans leurs champs.

Chawki Amari

Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

2 Re: Point zéro (El watan) le Ven 28 Sep - 15:59

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

mdr mdr

En l’an 1111 après la naissance de Zedjiga, on raconte que dans les plaines du Mor, dans une contrée qui sentait bon le Sanibon, vivait une communauté heureuse et paisible, qui ne se battait que le week-end et jouait à la marelle le reste du temps. Organisée en tribus plus ou moins rivales qui ne se rencontraient que dans les salons de thé à la neutralité avérée, leur terre était grande et vaste, et de ce fait subissait des invasions depuis les époques les plus anciennes. Tout le monde y passa, les grands, les petits, les gros, les blancs et les moins blancs. Tous les peuples du monde, qui pour y récupérer du blé, qui pour chercher une amante, qui pour installer une station essence ou simplement pour passer des vacances les pieds dans l’eau et peindre de jolis tableaux orientalistes. Le pays souffrit tellement que quand il recouvra enfin son indépendance, il s’endormit d’un sommeil réparateur, ce qui profita à une bande de requins marteaux pour s’emparer de ses richesses en noyant tous les opposants. Les habitants, déçus, ne pouvaient même plus jouer à la marelle. Ils restèrent enfermés dans leurs chambres quand ils s’aperçurent que leurs dirigeants n’avaient pas besoin d’eux. Ils importaient des Chinois pour construire les machines et importaient des Américains pour les faire marcher. Et revendaient ensuite le produit des machines aux étrangers, engrangeant par là de solides bénéfices. Un jour que les habitants sortirent de leurs chambres pour demander un peu de respect, les requins marteaux offrirent des algues vertes au peuple. Mais rien n’y fit et une longue série d’émeutes débuta. Les requins décidèrent alors d’organiser des élections sous l’eau dont les résultats furent illisibles. Mais le peuple ne trouva rien à redire et se calma. Depuis, et devant les défaites à répétition de l’équipe de football, la marelle devint le sport national.


Chawki Amari

Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

3 Re: Point zéro (El watan) le Ven 28 Sep - 16:49

olib

Admin
Admin
Cancer Dragon

ya3tik enouw à la kaw, je te jure que c'est super bien pensé écrit mdr mdr mdr


4 Re: Point zéro (El watan) le Ven 28 Sep - 17:18

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

olib a écrit:ya3tik enouw à la kaw, je te jure que c'est super bien pensé écrit mdr mdr mdr


mdr mdr même ana ye9etlouni bedahk

C’est déjà arrivé

En l’an 245 après le Big Bang, on raconte qu’au fin fond de l’univers, vivait un peuple qui habitait trop près d’un gros soleil et passait de fait son temps en claquettes et pantacourts, contrairement aux femmes qui, elles, étaient obligées de se porter des scaphandres pour des raisons inconnues. Dans cette contrée désertée par le gazon et les fleurs, il faisait très chaud et les incendies et les programmes de la télévision unique accentuaient la température. Pour se rafraîchir, les gens avaient pris l’habitude d’ouvrir en grand les portes et fenêtres du pays, ce qui avait pour fâcheuse conséquence de laisser entrer la corruption et les sachets noirs. Le problème était simple, soit ils choisissaient d’ouvrir en laissant passer les problèmes, soit ils fermaient tout et suffoquaient. Les conservateurs du régime étaient de l’avis de tout fermer, oubliant de préciser qu’ils avaient déjà tous des climatiseurs chez eux. Les citoyens, coincés entre la chaleur et l’infiltration de traditions étrangères, ne savaient pas quoi faire. Parmi eux, il y en avait qui appuyaient le régime en soutenant que c’était ça ou pire. D’autres au contraire assuraient qu’il fallait tout ouvrir, au risque de perdre ses traditions. Quand un jour, un enfant de 6 ans se promenant dans les airs s’aperçut que le soleil posé au-dessus du pays était artificiel, placé par les gouvernants, il y eut une grande émeute, ce qui accentua encore la température. Les gouvernants, pris sur le fait, avouèrent qu’un soleil avait bien été placé mais il y a longtemps, par un ancien président méchant et qu’ils l’avaient gardé car s’ils le retiraient, tout le pays risquait de sombrer dans les ténèbres. Devant le mécontentement populaire, le régime organisa alors un référendum mais les résultats fondirent sous la chaleur. Le soleil garda sa place en attendant une enquête qui ne vint jamais.


femmes qui, elles, étaient obligées de se porter des scaphandres pour des raisons inconnue mdr mdr
Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

5 Re: Point zéro (El watan) le Ven 28 Sep - 18:18

olib

Admin
Admin
Cancer Dragon

super ah ca, c'est de la fine literrature critique insidieuse.la beaute du texte est ds ce melange chronologique tres recherché et tres sous entendu.bravo pour chawki amari et pour toi sinom je ne l'aurais pas lu.


6 Re: Point zéro (El watan) le Ven 28 Sep - 20:40

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

lol! aya nzidlek wahda Laughing

Histoire du lendemain

En l’an 21 après la naissance du fer, on raconte que dans le pays du Zax, ensemble de vallées prises dans les contreforts de la chaîne Ming, vivait une communauté, les Rebbou, éleveurs de dindes et joueurs de marelle. De loin, ils ressemblaient à n’importe quelle communauté de l’époque, si ce n’est qu’ils passaient leur temps à s’entretuer. Tous les jours, ils posaient des bombes dans le seul marché du village, ce qui n’empêchait pas d’ailleurs les habitants d’y faire leurs courses. Chaque matin, une ou deux bombes explosaient, engendrant morts et blessés, cris et larmes. Il n’y avait pas besoin de revendication puisque tout le monde savait qu’un Rebbou était désigné à tour de rôle pour mettre des bombes. Cette vieille coutume consistait selon les textes à réguler le nombre de naissances, très élevé du fait de l’extraordinaire fécondité des femmes Rebbou qui, dit-on, se nourrissaient de poudre d’utérus de dinde pour doper leur fertilité. Ainsi, le soir venu, la communauté comptait ses morts et les enterrait dans les sous-sols des logements sociaux, enveloppés dans des linceuls de sachets noirs. Une prière au saxophone était rapidement jouée puis tout le monde allait dormir après avoir fait une grande partie de marelle. Un jour de printemps, une jeune vierge, fille du seul vulcanisateur de la région, contesta ces coutumes et demanda à en finir à la tradition. Elle alla au marché et demanda à ce que les bombes cessent, d’autant que depuis la crise du logement et la pénurie de poudre de dinde, les femmes n’étaient plus aussi fécondes. Il n’y eut pas de bombes ce jour-là et quelques marches furent organisées par le syndicat national de la dinde et dérivés. Mais le lendemain, tout reprit comme avant. La jeune vierge eut plus tard une cinquantaine d’enfants illégitimes et on ne sut jamais qui était leur père, les tests ADN étant trop chers à l’époque.

Chawki Amari

Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

7 Re: Point zéro (El watan) le Sam 29 Sep - 10:23

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

lol! lol!

Petit conte entre amis

En l’an 142 avant la première fin, on raconte que dans les plaines du Bangaragoz, derrière la dernière barrière de corail du monde connu, vivait un peuple malheureux, les Algos. Un peuple si malheureux que chaque soir on entendait les sanglots des mères qui se réunissaient pour pleurer en chœur sur le sort de leurs enfants. Pourtant, le pays Algo avait tout pour être heureux mais une caste de dirigeants fainéants et incapables, au pouvoir depuis des temps immémoriaux, rendait la vie impossible. L’interdiction de rire ou de porter des vêtements courts avait fini par achever les Algos dans ce pays où seuls les menuisiers de par leur fonction de fabriquer des fauteuils de ministres et sculpter des langues dans du bois dur vivaient relativement bien. Le chômage, la vie chère et l’absence de perspectives faisaient que chaque jour des milliers de personnes franchissaient sur de grandes planches de contreplaqué la rivière Styx pour se rendre de l’autre côté du monde. Au début, les dirigeants laissèrent les gens partir, se disant que moins ils seraient, mieux ils pourraient continuer à diriger sans rien faire. Ensuite, ils placèrent des snipers sur les côtes mais même eux partirent. Ils décidèrent enfin de condamner à vivre en pays Algo toute personne attrapée en train de fuir. Mais rien n’y fit. Quand il ne resta que le roi, les ministres et quelques clients du régime, on décida de se réunir avec les 50 personnes qui restaient et on prit la grande résolution de supprimer la vignette automobile. Mais c’était trop tard, même les ministres avaient quitté le pays avant la fin de la réunion. Le roi se retrouva nu. Il décida alors de s’habiller et de sortir. Il ne trouva personne mais trouva les flaques des larmes des mères qui n’avaient pas encore séché. Il se demanda alors pourquoi tous les Algos se plaignaient qu’il n’y avait pas d’eau ?

Chawki Amari

Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

8 Re: Point zéro (El watan) le Sam 29 Sep - 16:48

olib

Admin
Admin
Cancer Dragon

les tests ADN étant trop chers à l’époque. mdr mdr mdr il parle souvent de jouer a la marelle, je crois qu'enfant il jouait avec les petites filles du quartier. mdr


9 Re: Point zéro (El watan) le Sam 29 Sep - 16:51

olib

Admin
Admin
Cancer Dragon

grande résolution de supprimer la vignette automobile.....Il se demanda alors pourquoi tous les Algos se plaignaient qu’il n’y avait pas d’eau ? trop forts je te jure, j'aime beaucoup de ce genre d'ecrits. mdr mdr mdr


10 Re: Point zéro (El watan) le Lun 1 Oct - 19:11

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

13/01/2007

Contrairement à l’inverse du contraire

C’était dans le journal. Alors que les chercheurs algériens du nucléaire sont en grève, l’Algérie et l’Amérique ont signé un accord. Sur le nucléaire. Un partenariat un peu flou, qui prévoit de la formation et le lancement de projets, ces derniers n’ayant pas encore été définis. Si un contrat n’est pas une alliance et un partenariat n’est pas une fusion, il est toujours surprenant de voir des pays très contraires s’entendre sur un point. Car sur le plan extérieur, l’Amérique est probablement la nation la plus injuste qui soit, arrogante, méprisante, attisant tous les conflits internationaux et peu soucieuse du droit des peuples. A l’inverse de l’Algérie qui, sur le plan externe est irréprochable, a toujours adopté des positions justes à propos des conflits internationaux, préconisé des règlements équitables et est depuis son indépendance constamment soucieuse du droit des peuples. Des autres bien sûr, puisque si l’Amérique est au contraire l’un des pays les plus justes sur le plan interne, le plus humain avec les Américains, toujours soucieuse des droits de ses citoyens, l’Algérie est à l’inverse du contraire, peu tendre avec les siens, piétinant régulièrement leurs droits, dirigeant depuis l’indépendance un système inique basé sur la force et le partage de la rente. Au contraire de l’inverse du contraire, l’Amérique est juste mais pas avec les autres. A l’inverse du contraire de l’inverse, l’Algérie est juste, mais avec les autres. Des contraires parviennent à s’entendre ? Oui, la preuve. Le FLN s’entend bien avec le MSP, malgré des idéologies contraires. Hanoune s’entend très bien avec Bouteflika, qui ont des doctrines économiques diamétralement opposées. Car en nucléaire comme en électromagnétisme, les contraires se repoussent, s’annulent et restent à bonne distance les uns des autres. Qu’y a-t-il entre les deux, au milieu ? Rien. Le peuple.

Chawki Amari

Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

11 Re: Point zéro (El watan) le Lun 1 Oct - 19:16

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

16/06/07

On dit que

Les taxis, les salons de coiffure, les cafés et les bars, les piscines et les cafétérias des maisons de la presse servent aussi à ça. On dit que tout ne va pas aussi bien. On dit que les blocages sont dus à une nouvelle guerre au sommet, féroce et impitoyable. On dit aussi que tout va bien, que jamais l’Algérie n’a eu autant d’argent, qu’il n’y a eu autant d’investissements étrangers. Mais on dit aussi que seuls les cercles d’initiés en profitent, que seuls les réseaux constitués s’enrichissent. On dit qu’il y a des gens tellement pauvres qu’ils n’ont pas le temps de le savoir. On dit qu’il y a des ministres corrompus, mais on dit aussi qu’il ne faut pas donner leurs noms. On dit que le Président est malade, qu’il ne va pas bien, qu’il ne tient pas trois jours sans charge. Mais on dit aussi qu’il ne faut pas être méchant avec ceux qui ont des problèmes de santé. On dit généralement ensuite que quand on est malade, on ne fait pas président. On dit après que c’est Abdelaziz Belkhadem, Ahmed Ouyahia, Mustapha Chérif ou Lakhdar Brahimi qui va prendre la suite des opérations. On dit qu’il ne faut pas croire ce que les autres disent. On dit que rien n’est joué, d’où la guerre. On dit aussi que la guerre est un jeu, parce que eux, ils ne perdent pas d’enfants, de maisons ou d’argent. On dit que l’Algérie va devenir un Etat américain et que ce n’est pas Adelaziz Bouteflika qui a nommé Chakib Khelil au poste de ministre du pétrole, mais Chakib Khelil Chakib qui a nommé Bouteflika Abdelaziz au poste de président. On dit aussi que le terrorisme est manipulé en Kabylie et que s’ils voulaient vraiment, ils régleraient le problème en un mois. On dit que le Président veut limoger les patrons des services mais qu’il n’y arrive pas. On dit qu’ils sont trop forts ou le reste du monde trop faible. On dit surtout qu’il ne faut surtout pas écrire tout ce qu’on dit.

Chawki Amari

Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

12 Re: Point zéro (El watan) le Lun 1 Oct - 19:19

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

wink 18/06/07

L’Algérien est-il mondialisable

Au vu des tendances rampantes, de l’islamisme intégrant et des rigidités maladives, la question se pose. L’Algérie est-elle mondialisable ? A première vue, oui. La preuve est fournie par tous ces Algériens et Algériennes qui, dans leur majorité, rêvent de s’installer en Europe ou en Amérique, là où habite le monde, le vrai, le beau et le doux, ce qui veut dire qu’ils sont prêts à vivre comme tout le monde. A seconde vue, par contre, la réponse n’est pas aussi simple. L’Algérie fait figure d’étrangeté, dans le monde et même dans son ensemble maghrébin. Païens et hyperreligieux, collectivistes et impitoyables capitalistes, aussi tendres que violents, ils sont en même temps schizophrènes que monomaniaques. Et surtout, ils possèdent un calendrier, système fondamental par lequel le temps est géré, assez particulier. C’est pour cette raison que Mittal Steel d’El Hadjar, société étrangère basée en Algérie, très perturbée par les conflits temporels, vient courageusement d’annoncer que son week-end à elle serait désormais le vendredi-samedi. Pas comme tout le monde. Cette initiative sera-t-elle contagieuse ? Va-t-elle conduire à une Algérie à deux vitesses qui fonctionnerait comme un moteur à deux temps ? Les spécialistes avancent que rien n’est joué. Car le samedi, l’Algérien ne travaille pas puisqu’il est à la recherche d’un surpresseur pour sa citerne. Le dimanche, il n’est pas non plus au bureau, il est dehors à tenter de flasher son démo. Le lundi, il réaménage son F3, le mardi, il répare sa voiture, le mercredi, sa femme. Le jeudi, il sort promener sa voiture, mais pas sa femme. Et le vendredi, il est souvent obligé d’aller à la mosquée. Pour effacer tout ce qu’il a fait pendant la semaine. Une semaine particulièrement organisée selon ses propres schémas, avec son temps personnel. Alors, l’Algérien est-il mondialisable ? Oui, dès qu’il sort d’Algérie.

Chawki Amari

Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

13 Re: Point zéro (El watan) le Mar 2 Oct - 11:51

olib

Admin
Admin
Cancer Dragon

Qu’y a-t-il entre les deux, au milieu ? Rien. Le peuple


Et le vendredi, il est souvent obligé d’aller à la mosquée. Pour effacer tout ce qu’il a fait pendant la semaine.

Mais on dit aussi qu’il ne faut pas être méchant avec ceux qui ont des problèmes de santé. On dit généralement ensuite que quand on est malade, on ne fait pas président.

troooooop fort, je ne savais pas qu'on pouvais ecrire de cette facon, peux t'on parler de liberte de presse et d'expression :?:


14 Re: Point zéro (El watan) le Ven 5 Oct - 14:53

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

olib a écrit:

troooooop fort, je ne savais pas qu'on pouvais ecrire de cette facon, peux t'on parler de liberte de presse et d'expression :?:

ça m'étonne aussi, qu'il puisse écrire tout ça librement scratch

23 juin 2007

Le futur, certifié ISO 2009


C’est aujourd’hui, troisième jour d’un été qui s’annonce mou et humide, que Abdelaziz Belkhadem doit présenter son programme devant l’illustre assemblée des députés. On imagine la scène, sans y être, de loin, à près de 35%. Un programme présenté dans une parfaite langue de bois, telle qu’adoptée langue nationale et officielle depuis l’indépendance, un programme complet constitué d’une série de mesures de « continuité » qui ressembleront étrangement aux précédentes, conduites de main d’escargot par la même équipe, avec les mêmes méthodes et la même attitude de maîtres d’œuvre irremplaçables. On imagine aussi la réaction des élus après cette présentation qui sera régulièrement ponctuée de « en conformité avec le programme du président Bouteflika massivement réélu par le peuple ». Fraîchement cooptés par un tiers des Algériens en âge de voter, les députés feront quelques remarques pour se faire remarquer et s’embarqueront dans de très longs monologues pour passer en direct à la télévision. Quelques jours après, ils finiront par adopter le programme par un large consensus, conscients de la « responsabilité patriotique » qui leur a été octroyée par les Algériens. La suite aussi est connue. Les députés iront toucher leur premier chèque, et pour une bonne partie d’entre eux, s’adonner enfin à la construction du troisième étage de leur maison. La suite de la suite ? Les réformes, mesures et chantiers continueront péniblement de tenter de voir leur fin. Le métro d’Alger sera prêt en 2008. Les stations de dessalement opérationnelles en 2009 et l’autoroute Est-Ouest achevée en 2010. Un électeur mettra un an pour se rendre à son travail, deux ans pour se doucher et trois ans pour aller voir sa mère au village. Quant à la trémie qui doit relier le Club des pins au reste du monde sans voir le peuple et les électeurs, parions qu’elle sera rapidement achevée.
Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

15 Re: Point zéro (El watan) le Ven 5 Oct - 14:56

Mina

Admin
Admin
Sexe:Féminin Cancer Buffle

24 juin 2007

Le loup et les oiseaux

D’abord il n’y avait rien. Ou presque. Des terrains vagues reliés entre eux par des pistes incertaines et quelques routes de colons tracées au milieu d’océans de sous-développement. Puis des routes ont été dessinées pour que les Algériens arrivent plus vite chez eux. Des ponts ont été montés pour relier ces mêmes Algériens entre eux et des passerelles ont été installées pour que ceux qui n’ont pas de voiture ne se fassent pas écraser par ceux qui en ont. Depuis l’indépendance, les autorités tracent des routes, dessinent des ponts et densifient le réseau, avec des sauts qualitatifs, l’un à l’époque de Chadli Bendjedid, qui préférait pourtant la mer, et l’autre, actuel, sous Amar Ghoul, dont la simple évocation du nom effraye les petits oiseaux d’El Kala. Pourtant, l’autoroute est une nécessité et un tracé rectiligne une obligation. Faut-il crier au loup parce que l’autoroute empiète de quelques kilomètres dans un parc aussi grand que celui d’El Kala ? Est-ce le parc qui est trop grand ou l’autoroute trop rapide ? Au-delà de la nature du tapage autour d’El Kala, excessif ou au contraire nécessaire, faut-il crier au loup alors qu’à Alger même, des parcs publics sont vendus en lots de terrain par des maires peu scrupuleux, que dans les grandes villes on abat les arbres pour construire des kiosques et qu’ailleurs, on brûle des forêts ? Empiéter sur un parc naturel est sûrement une mauvaise idée, mais hier encore, deux bombes ont été désamorcées dans la région de Boumerdès. Alors que tout le monde s’inquiète pour les oiseaux d’El Kala, on oublie que l’autoroute Est-Ouest traverse d’abord la région de Boumerdès avant de filer droit vers le grand Est. Justement, avec le tracé actuel de l’autoroute, le parc terroriste de Boumerdès sera-t-il menacé ? Faut-il craindre l’extinction de la faune et de la flore qui y vit en parfaite harmonie avec la nature ?

Chawki Amari

Y'a des moments tellement beaux
Y'a que le silence pour le dire
/ Cabrel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 7]

Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivante

Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum